La salle florentine

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À l’origine, cette pièce rassemblait des objets d’art : dans sa correspondance, Nélie en parle comme d’une librairie au sens ancien du terme. Selon ces premières descriptions, on y voyait alors toute une série de petits objets, plaquettes, médailles et jetons mais également parchemins, bijoux et céramiques, illustrant la richesse des arts décoratifs italiens. Tout change à la mort d’Edouard André. Nélie avait souvent manifesté sa volonté de privilégier Florence sur le reste de l’Italie. Elle imagine donc un mausolée en forme de chapelle privée, rassemblant ce qu’elle possède de plus précieux : présentée à la fois comme un lieu de culte où se rencontrent des oeuvres d’inspiration religieuse (stalles d’église, retable d’autel et monument funéraire), cette salle est en même temps une galerie de peintures qui privilégie l’école florentine.

  
Variations sur un thème, une série de Vierges à l’enfant issues du même atelier, offrent au regard leurs ressemblances et leurs particularités : l’éléve, Sandro Botticelli réalise un chef-d’oeuvre de jeunesse alors que son maître, Le Pérugin, exécute une oeuvre magistrale, miraculeusement préservée . Ces panneaux suffiraient à faire de cette pièce l’une des plus précieuses du musée. Elle renferme également une autre oeuvre majeure avec le Saint Georges terrassant le dragon de Paolo Uccello.