Le fumoir

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Le fumoir est une pièce conçue pour les conversations de l'après-repas entre hommes devant la cheminée. Alors que Nélie se réfugiait dans un petit salon pour raconter à ses amies ses dernières découvertes en Italie, Edouard entrainait ici les hommes pour parler d’affaires ou de voyages et pour fumer devant un bon feu qui brûle dans la cheminée.


Mis à la mode par le Second Empire, les fumoirs étaient généralement aménagés dans un style oriental. Celui-ci s'inscrit dans cette tradition en rassemblant des objets rapportés de voyages lointains. Un des plus précieux est une lampe de mosquée, datant du XIVe siècle. En verre soufflé et émaillé, elle charme par sa forme harmonieuse et son décor constitué d’inscriptions interrompues par des écussons ou entrelacéés de palmettes.
Edouard André avait fait tendre les murs de simili cuir de Cordoue en papier maché et décorer le plafond d’une peinture représentant La Dispute de Minerve et de Neptune sur la fondation d’Athènes réalisée par un disciple du Tintoret. La cheminée a été rapportée de Venise.


Les portraits anglais qui, aujourd'hui, décorent la pièce, ont été achetés par Nélie lors d'un long séjour en Angleterre entrepris en 1895, l'année qui a suivi la mort de son mari. Ce sont ses premiers achats personnels. Ce remarquable ensemble de peintures du XVIIIe siècle attribués à Reynolds, Gainsborough et Lawrence, rappelle le goût de Nélie pour l'art du portrait.