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Portrait d’homme

Antoon Van Dyck (1599 - 1641)

vers 1620, huile sur toile, 117 x 98 cm

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Chargé d’une double influence, celle de la tradition anversoise doublée de l’apport vénitien, ce splendide portrait de magistrat ne pouvait qu’être signé qu’Antoon van Dyck !

Bibliothèque

Lors de son acquisition par Edouard André, cette toile, issue de la collection Rothan, fut dans un premier temps curieusement attribuée à l’artiste Jordaens puis à Rubens ! Ce n’est que plus tard que le directeur des musées de Berlin le publia sous sa véritable attribution, unanimement reconnue depuis. La colonne et son piédestal, la tenture rouge, l’arrière-plan, sont des éléments renvoyant à la tradition titianesque, interdisant ainsi une datation trop précoce de l’œuvre. Van Dyck approfondira son style à Venise, Gènes et Rome, où il le portera à son point de perfection.

En détail

L’habit noir de l’homme, dans la pure tradition de la peinture flamande contraste avec le second plan, issu des rêveries italiennes du peintre. Un tour de force pictural remarquable !

Le saviez-vous ?

En peine de préciser le statut social précis de ce bourgeois flamand, le portrait fut donc présenté sous le nom de Portrait d’un vieillard lors de l’exposition le Siècle de Rubens (Paris 1977-1978).