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Buste d’Antoine-Louis François Le Fèvre de Caumartin

Jean-Antoine Houdon

1741 - 1828
1779, marbre, 57 x 54 cm

Pourquoi est-ce un incontournable ?

Présenté au Salon de 1779, ce buste vaut à Houdon une avalanche de louanges. On y retrouve sa capacité à traiter et à animer le visage. Il utilise les ressources du réalisme, privilégiant la ressemblance avec le modèle, en dehors de toute idéalisation.

Grand salon

Houdon, grand sculpteur néo-classique, est l’auteur des Trois Grâces et, dans le genre du portrait, du célèbre buste de Napoléon Ier. Ayant suivi la meilleure formation en passant par l’académie de France à Rome, il devient dans la seconde moitié du XVIIIe siècle le plus grand portraitiste occidental. On le découvre ici au début de sa carrière lorsque, jeune artiste, il doit réaliser l’effigie d’Antoine Louis François Lefèvre de Caumartin, l’un des plus illustres descendants d’une grande dynastie de parlementaires parisiens. Ce dernier était un conseiller du roi, remarqué et distingué, que le souverain avait fait nommer à la tête de la municipalité parisienne. Ici, il est traité la bouche ouverte et le sourire aux lèvres, avec la bonne mine et le caractère avenant qui lui étaient reconnus. Les spécialistes s’accordent à considérer les œuvres réalisées autour des années 1780 parmi les meilleures grâce à cette alliance singulière de simplicité et de hauteur aristocratique.

En détail

On peut remarquer le costume d’époque, avec ses décorations comme notamment la prestigieuse croix de l’Ordre du Saint-Esprit brodée sur sa poitrine, premier ordre de la monarchie française.

Le saviez-vous ?

Le sculpteur avait laissé des conseils spécifiques et judicieux pour mettre en valeur le buste, tels que son placement sur un piédestal ou encore qu’il soit présenté de haut et qu’il reçoive la lumière de trois quarts.